Nécessité d'intervention(s)?
Hypospadias : malformation ou anomalie touchant l'urètre masculin.
Il y a encore un siècle et demi, la médecine considérait que l'hypospadias n'était pas curable. Cependant, ces dernières décennies un grand nombre d'essais thérapeutiques ont été réalisés en vue de "corriger", "réparer" cette condition anatomique particulière. Et, de nos jours, beaucoup de spécialistes s'accordent pour considérer qu'à peu près toutes les formes/degrés d'hypospadias peuvent êtres traités chirurgicalement, avec des résultats plus que satisfaisants. Cependant, la question de savoir si tous les hypospadias doivent êtres réparés offre encore des réponses parfois contrastées :
- Certains spécialistes pensent qu'ils est préférable d'offrir une intervention précoce dans la majorité des grades rencontrés; le point de vue défendu étant le suivant : même une différence esthétique peut déstabiliser psychologiquement et dès lors psychosocialement et psychosexuellement parlant aussi. En d'autres mots, les défenseurs de ce paradigme soutiennent à la fois que les difficultés physiologiques mais aussi esthétiques contribuent à complexifier la bonne adaptation des sujets à la vie sociale, affective et sexuelle (et intellectuelle).
- D'autres, plus modérés, admettent que des sujets atteints d'hypospadias distaux ne nécessitent pas dans tous les cas qu'une intervention soit pratiquée. Si les aspects physiologiques et mécaniques ne sont pas mis en péril, corriger seulement les aspects esthétiques peut s'avérer être une prise de risque inutile. Car en effet, il est connu que les types de chirurgies utilisées comportent quand même un certain nombre de complications.
- En général, tous sont d'accord pour dire qu'il faut surtout intervenir lorsque l'hypospadias entraîne(ra) des conséquences pouvant entraver la fonction urinaire ou génitale.
De nombreuses études tentent de démontrer que les complications ont fortement diminuées grâce notamment à l'amélioration des techniques chirurgicales, à l'emploi un matériel de souture plus évolué, à l'utilisation de la microchirurgie, et au recours à des tissus naturels (par exemple, les greffes de peau buccale) lorsque la peau présente chez l'individu n'est pas suffisante en quantité ou en qualité pour permettre d'être incorporée dans le processus de fabrication du nouvel urètre.
Malgré ces évolutions technologiques, des complications peuvent encore être associées à la chirurgie génitale de l'hypospadias. Les plus connues sont : fistules, sténoses du méat, infections, lâchage des points de sutures. En fonction de l'étendue de celles-ci, une ou plusieurs autres interventions chirurgicales seront nécessaires pour "rattraper" le(s) problème(s). Si dans le passé, certains individus ont été réopérés de nombreuses fois, on estime dans la littérature actuelle que le nombre de "reprises" a fortement diminué.
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